09/06/2006

ETRE PERE

               BONNE FETE A TOUS LES PAPAS !

 

- Papa ! Papa ! Comment s'écrit le mot "affection" ?

 

- Avec deux "f" parce qu'il est bon d'avoir deux bras pour serrer ceux qu'on aime sur son coeur.

 

Temps fugace de l'enfance où résonnent ces appels et ces cris dans la maison. Temps redouté de la confrontation et de l'affrontement des idées vers l'adolescence. Temps de la maturité et de l'indépendance, lorsque l'enfant a grandi et choisit son chemin.

 

Avec les années le non "Papa" s'enrichit de multiples souvenirs partagés. Il peut même se charger d'un accent de tendresse paternel ou maternel émanant d'enfants âgés qui se sentent soudain des élans protecteurs pour leur vieux papa...

 

Pour moi, être papa est une joie profonde. Il s'agit moins d'un état biologique ou tutélaire que d'un lien d'affection et de confiance à tisser jour après jour. C'est ce tissage qui offre un éclat particulier et cette couleur arc en ciel au mot "Papa !".

 

J'aime infiniment mes enfants et je suis appelé à leur faire découvrir ce grand monde qui les entoure, à s'y épanouir et à y trouver la source du bonheur. Je voudrais leur donner la main pour les aider à faire leur premier pas sur le tronc parfois rugueux de la vie. Les encourager à gravir les pentes, à découvrir le goût de l'effort et du travail bien fait.

Je pourrais leur montrer les différents chemins qui s'ouvrent devant eux et leur apprendre à reconnaître les ravins, les pentes d'avalanches, les crevasses. Ils pourront peu à peu tracer leur propre voie. J'aimerais leur offrir le meilleur de ce que j'ai entre mes mains. J'ai préparé ainsi pour eux trois cadeaux.

 

Le premier cadeau consiste  à aimer mon épouse et à la rendre heureuse. "Quel est le rapport ?" demanderont certains. Le rapport ? Mon épouse est celle que j'ai choisi d'aimer, mais elle est aussi la mère de mes enfants. Je crois que le plus beau cadeau que des parents puissent offrir à leurs enfants c'est de s'aimer.

"Fais la joie de la femme de ta jeunesse" dit le livre des Proverbes (5 : 18). C'est tout un programme ! Savoir prendre du temps à deux, être attentif et avoir la patience du jardinier pour conserver toute la flamme de son amour à travers le temps, le bonheur est à ce prix.

Cette joie est contagieuse, elle rayonne sur chaque jour et elle nourrit les enfants en leur communiquant la confiance et les forces pour bien grandir. C'est là le premier précieux cadeau.

 

Le second cadeau :  Etre simplement présent. Non ! Pas un père tellement absorbé par ses pensées et ses préoccupations qu'il en finit par croiser ses enfants sans même les voir et se réveille un jour de ses songes, étonné de découvrir combien le temps a vite passé et qu'ils ont déjà tous quitté la maison. Pas un père météore, affairé et inaccessible. Je voudrais leur offrir un papa qui sait mettre un genou à terre pour refaire les lacets, se coucher sur le tapis pour faire un jeu de société... Etre présent dans leur vie , attentif, à leur écoute, disponible. Je ne dis pas que ce soit facile, mais c'est mon objectif quotidien. Les devoirs scolaires, les loisirs, les vacances, les questions multiples, les exploits, les colères, les échecs, les éclats de rire... autant d'aspects riches et divers à partager et qui confèrent une étonnante épaisseur à la complicité entre le père et ses enfants.

 

Le troisième cadeau est essentiel, il donne sens, couleur et profondeur à l'ensemble. Le roi Salomon, qui a régné en Israël de 970 à 933 avant J.C., a écrit une très longue lettre à ses enfants pour leur donner de bons conseils, afin qu'ils soient heureux.

Ses paroles sont encore souvent citées aujourd'hui, par exemple : "Bien mal acquis ne profite jamais". Il s'agit dans la Bible du livre des Proverbes. Au coeur de ce livre, l'enseignement principal déclare : "L'A B C de la sagesse, c'est l'amour du Seigneur".

Chaque soir, je réserve du temps pour écouter mes enfants et nous prions ensemble, chacun à notre tour. Petits, ils me rappelaient à l'ordre si j'oubliais de venir ! Plus âgés, ils ont décidé de prier, sans l'aide de leurs parents, ce Dieu qui les a crées et qui leur a manifesté tout son amour en Jésus-Christ. Ils ont découvert que nous pouvons lui parler avec nos mots simples, qu'il est présent et attentif à ce que nous vivons. La lecture des Evangiles leur a permis de trouver en Dieu un conseiller, un appui, un ami personnel. Cette confiance en Dieu est devenue pour eux un véritable trésor. Quels parents n'apprennent pas à leurs enfants à se laver les dents chaque jour ?

Ils pourraient se dire : "laissons la liberté à notre enfant, il pourra le faire de lui-même quand il le voudra". A ce prix l'enfant risque fort d'aller très souvent chez le dentiste... La connaissance des enseignements que Jésus nous a donnés permet de construire dès notre enfance notre vie sur du solide, il est très important qu'en tant que Papa, je puisse aussi témoigner de ma foi à mes enfants.

En grandissant, les enfants construisent leur propre réflexion et font leur choix. Ils découvrent les limites de leurs parents et se rendent compte que nous n'avons pas les réponses à toutes leurs questions.

A eux de suivre leur propre route.

 

Un matin le nid familial est vide, les enfants ont pris leur envol.

Mais on n'en reste pas moins père, même à distance, avec cette joie de pouvoir prier pour chacun d'eux. Je demande alors à ce Dieu qui se fait si magnifiquement appeler "Notre Père" de veiller sur mes enfants, qui sont aussi les siens !

 

- Papa ! Papa ! Comment s'écrit le mot "affection" ?

- Avec deux "f" parce qu'il est bon d'avoir deux bras pour serrer ceux qu'on aime sue son coeur

 

Transmis par Alain Deheuvels

 

 

23:57 Écrit par Oswald Valenti | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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