13/05/2011

HONORE TON PERE ET TA MERE

"Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays, que Dieu te donne" (Exode 20 : 12).

 

De nos jours, les personnes âgées sont considérées comme gênantes, encombrantes même !

Ainsi les maisons de repos se multiplient tant la demande est forte.

Parfois les "vieux" y sont placés sans leur consentement, par des plus jeunes qui veulent garder leurs aises. Il n'y a pas si longtemps, j'ai connu bien des personnes âgées qui étaient venues habiter chez leurs enfants ou même le contraire tant la solitude était devenue une source d'inquiétude et de dangers.

Dans d'autres cultures, les personnes âgées restent dans leurs murs mais sont prises en charge par la famille, les voisins, les gens du village. Ces vieux, riches des connaissances et des expériences de leur longue vie, jouissent d'une grande considération. Ils sont souvent consultés pour donner leur avis et directives à suivre pour résoudre les problèmes courants et quotidiens. Leur avis est écouté avec attention et examiné sérieusement par ceux qui sont chargés de la gestion générale. Ces aînés trouvent par là leur raison de vivre et l'intérêt pour se tenir au courant de ce qui se passe autour d'eux. Ainsi pris au sérieux, ces anciens restent des points de repère très utiles à la collectivité.

 

Hélas, il n'en est pas ainsi dans nos pays. Les vieux, reclus dans des gériatries confortables sont coupés de leurs racines parce que isolés des leurs et de leurs habitudes. Quand le résident n'est pas atteint d'agueusie et que les repas sont bons, pris en commun, ce sont des moments heureux, comme les jeux de société et les exercices physiques. Mais souvent, trop souvent, il ne leur reste que les programmes tv, souvent répétitifs et peu intéréssants, abêtissants même, pour se distraire et faire passer le temps. Ceci en attendant le dernier jour qui tarde trop, à leur avis.

 

On est vite vieux ! La vie est courte ! Quand on va jusque là !

Le temps venu de la pension risque de produire un grand choc, parfois bien difficile à négocier.

Pour le chrétien aussi !

Un chrétien à qui je demandais comment il vivait le temps de la pension me répondit sans hésiter : "Oh, mais je ne suis pas un pensionné, j'ai simplement changé de patron, je suis maintenant employé par le Seigneur Jésus-Christ. J'ai pris des responsabilités dans l'église, je fais de l'évangélisation, des visites aux malades, bref, un grand nombre de tâches que je ne pouvais pas faire avant ma retraite et je peux dire sans aucun doute que je suis bien plus heureux maintenant qu'avant".

La vieillesse est avant tout un état d'esprit. On peut être tout ridé, tout fripé, tant qu'on reste jeune d'esprit, il ne faut pas trop s'inquiéter. A plus forte raison quand on reste en bons termes avec le Seigneur, cohérant avec la foi, fidèle à l'engagement de son baptême et zélé pour la cause de l'évangile... il n'y a pas de mouron à se faire. Plus encore, on a toutes les raisons d'espérer, l'avenir avec le Seigneur sera meilleur que notre passé.

 

Le découragement, les regrets stériles et les critiques inutiles, la morosité, les hésitations à se mettre à l'oeuvre du Seigneur selon les possibilités que l'on a encore... voilà les agents destructeurs de la santé mentale et physique qui créent l'anesthésie de nos désirs de bien faire. Avec la force du Seigneur, luttons contre ces ennemis sournois et pernicieux. Cultivons nos bonnes relations avec Dieu par la lecture attentive de Sa parole, par la prière à Dieu et la présence régulière aux réunions de notre église.

Viatiques puissants qui font vivre utilement et dans la joie du Seigneur.

 

Yvan Dussart

 

 

19:44 Écrit par Oswald Valenti dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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