05/04/2013

UN PEU DE POLITIQUE / De la part des boucs émissaires

Les nouveaux boucs émissaires


Lorsqu'ils ont entrepris d'éliminer le secret bancaire fiscal, les grands dirigeants de ce monde ont accusé les Etats qui ne transmettaient pas suffisamment d'informations fiscales à leur gré, d'être la cause de la crise économique de 2008.

Le mensonge était gros, puisque cette crise a trouvé sa source aux Etats-Unis, mais beaucoup ont voulu y croire et les Etats à forte taxation sont en passe d'atteindre leur objectif.


Aujourd'hui, l'OCDE lance une nouvelle croisade, cette fois contre les sociétés multinationales, accusées de recourir à l'évasion fiscale.

On ne compte plus les déclarations qui s'en prennent à de grandes sociétés profitables, parce qu'elles ne paieraient pas suffisamment d'impôts dans certains pays, d'après les dirigeants de ceux-ci.


Comme il est en général impossible de les accuser de fraude, on leur reproche en fait de choisir la voie la moins imposée.

La situation est d'autant plus paradoxale que nombre d'Etats qui émettent cette critique possèdent des dispositions anti-abus très larges.

Ceci montre une fois de plus que quelle que soit la disposition anti-abus, il existe toujours des manières de les mettre en échec.


Mais surtout, on se garde bien de reconnaître qu'en réalité les méthodes utilisées par ces grandes sociétés sont beaucoup moins complexes qu'on l'affirme.

Leur planification fiscale implique simplement qu'elles réalisent l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays où ceux-ci sont le moins taxés.

On pourrait difficilement soutenir qu'un dirigeant rationnel procéderait autrement, parce que cela relèverait alors de la mauvaise gestion.


Ce sont donc en réalité les Etats à forte taxation qui ont chassé ces sociétés en les dégoutant d'exercer des activités chez eux.

Ils peuvent difficilement se plaindre que celles-ci en tirent les conséquences.



Prélèvements fiscaux

Courbes de LAFFER


Le gouvernement s'étonne de voir que malgré les augmentations d'impôts décidées, les recettes fiscales sont nettement inférieures à ce qu'il avait prévu.


Il suffit pourtant, pour comprendre ce phénomène, de se rappeler la courbe de l'économiste américain Arthur LAFFER.


Celui-ci a simplement remarqué que, si l'impôt est prélevé au taux de 0%, les recettes sont évidemment nulles.

Mais il ajoute que si les impôts sont perçus au taux de 100%, les recettes sont également nulles, parce que personne ne se donne la peine de travailler si l'Etat capte la totalité du fruit de son labeur.


D'où la fameuse "courbe de LAFFER", qui montre que, lorsqu'on augmente les taux d'impôts, les recettes montent jusqu'à un certain point, et qu'au delà de ce point les recettes commencent à diminuer, pour tendre vers zéro.


Nos gouvernants devraient se rendre compte du fait qu'ils ont dépassé, à force d'augmenter systématiquement les impôts, le point maximum de la courbe, et que plus ils augmenteront encore les impôts, moins ils percevront de recettes.


Si l'Etat continue à accaparer une proportion de plus en plus importante du produit du travail des gens, et à dépenser sans cesse davantage, il ne reste plus ni revenus suffisants à imposer, ni dépenses à taxer, pour des contribuables de plus en plus découragés.


Transmis par Thierry Afschrify


Enfin un message non religieux, penserez-vous peut-être !

Disons que c'est plutôt une introduction pour expliquer, j'espère, tous les problèmes que nos gouvernements rencontrent et qui finalement sont les fruits qu'ils récoltent après avoir semé impôts après impôts et dilapidé, bien trop souvent, l'argent qui vient des taxes que nous payons !


Dans mes prochains messages, à la lumière de la Bible, je me focaliserai sur nos soi-disant cultures modernes, et aussi sur notre très chère démocratie.

Certains seront sûrement surpris, mais ce sera écrit en mon âme et conscience.


Oswald Valenti


PROCHAINEMENT :


LE PAGANISME moderne


Les valeurs du monde ont corrompu l'Eglise


Le rôle clé de la démocratie


La déesse Démocratie








20:15 Écrit par Oswald Valenti dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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