17/05/2013

LE ROLE CLE DE LA DEMOCRATIE AUJOURD'HUI

Le rôle clé de la démocratie en cette fin des temps


Au cours du 20ème siècle, la démocratie a connu une évolution victorieuse impressionnante. Notamment depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle a acquis dans la vie politique le statut de paradigme (c'est à dire une règle, un modèle pour des cas semblables).

Les événements d'Afrique du Nord et du Proche-Orient ne sont qu'une étape, la plus récente, qui sera suivie de bien d'autres.

Que faut-il penser de cette évolution ?

Pouvons-nous l'approuver en l'état sans réserve, comme cela se fait en beaucoup d'endroits ?

La Parole de Dieu et ses prophéties à propos de la fin des temps nous exhortent à plus de prudence et de sobriété.


Une des caractéristiques de la démocratie, c'est que des représentants du peuple (le parlement) détiennent le pouvoir dominant de l'Etat, et il sera complété par deux autres pouvoirs : le gouvernement et les tribunaux.

Ces trois pouvoirs fonctionnent, chacun pour sa part, pour former un tout : le parlement est le pouvoir législatif, le gouvernement le pouvoir exécutif, les tribunaux ont le pouvoir de surveillance dans le but de garantir la bonne application des lois.


Le grand avantage de cette forme de gouvernement réside dans le contrôle réciproque des trois organes (on parle de la séparation des pouvoirs), ce qui rend difficile l'émergence d'une dictature.

Mais le système a aussi deux faiblesses :

1) La démocratie ne comporte pas de valeurs qui assureraient la stabilité de l'Etat. La seule valeur inconditionnellement exigée par ce système est le préalable de la souveraineté du peuple - peu importe l'état moral du peuple.


2) Le système démocratique présuppose une très haute mesure de discipline et de vertu chez tous les membres de la société.

Un mouvement démocratique où ces qualités font défaut soit aux gouvernants soit au peuple, va rapidement verser dans la dictature.

De nombreux exemples de l'Antiquité et de l'époque moderne nous en fournissent la preuve.


Ces deux faiblesses devraient suffire à nous rendre attentifs lorsque nous considérons la Parole prophétique.

Il existe bien d'autres raisons encore qui nous font dire que la "démocratie" est un mot-clé des temps de la fin.

Le fond de la problématique de notre sujet réside dans la question : "Qui a l'autorité ?".

Les réponses apportées à cette question par la Bible et par le système démocratique sont aussi éloignées les unes des autres que le jour l'est de la nuit.


Le concept de l'autorité selon la Bible


La Parole de Dieu souligne à maintes reprises que toute autorité appartient au Dieu vivant et qu'elle émane de Sa personne. Dieu est l'autorité.

C'est le thème central du livre de Daniel et l'un des enseignements fondamentaux de l'Ecriture sainte.

La phrase "Je suis le Seigneur (l'Eternel)" dans le sens d'une constatation autoritative (d'une certitude absolument irréfutable) se trouve sept fois dans les seuls 12 chapitres d'Esaïe 40 à 51 et, dans ce même sens, bien plus souvent dans l'ensemble de l'Ancien Testament. Une autorité voulue de Dieu émane toujours d'en haut.

Une autre caractéristique de l'autorité voulue de Dieu réside dans le principe de la délégation : au cours de toute l'histoire de l'humanité, Dieu délègue Son autorité à des hommes. Il ordonna à Adam et Eve : "Multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre" (Genèse 1 : 28).


Tant qu'Adam et Eve se soumettaient à l'autorité de Dieu, ils possédaient les pleins pouvoirs. Ils les perdirent au moment de la chute.

Mais aussi après cette catastrophe, Dieu trouva des hommes qui se soumettaient à Lui dans la confiance et qui devinrent, de ce fait, détenteurs de Son autorité. Les paroles de bénédiction et de malédiction que Noé prononça à l'encontre de ses fils (Genèse 9 : 25-27) ont déterminé le tableau des peuples de ce monde jusqu'à notre époque (comparez Genèse, chapitre 10 avec la répartition des peuples aujourd'hui).

Moïse fut le législateur du peuple d'Israël et de l'Ancienne Alliance que Dieu avait conclue avec ce peuple.


Les sentences de Daniel ont fixé le cadre à toute l'histoire du monde

(Daniel chapitres 2 ; 8 et 9 : 24-27).

Ces hommes ainsi que tous les autres de l'Ancien Testament investis d'une autorité étaient bien conscients de l'origine de l'autorité ; mon autorité vient du Seigneur et la première responsabilité qui m'incombe face à cette autorité est de m'y soumettre inconditionnellement et de lui obéir avec la confiance d'un enfant.


Dans la Nouvelle Alliance, Dieu confirma Sa pérogative en matière d'autorité d'une manière concise mais absolue (Romains 13 : 1-2).

Dans le cadre de cette Alliance, Il désigna expressément certains comme détenteurs de l'autorité dans une société à l'ordre hiérarchique bien défini :

- les autorités étatiques face aux citoyens (Romains 13 : 3-7).

- les anciens de l'église face aux membres de l'église (1 Pierre 5 : 5).

- les patrons face aux salariés (Ephésiens 6 : 5-8) (Colossiens 3 : 22).

- le mari face à son épouse (1 Corinthiens 11 : 3) (Ephésiens 5 : 22-24).

- les parents face aux enfants (Ephésiens 6 : 1-3) ( Colossiens 3 : 20).


Dans toutes ces configurations, ceux qui détiennent l'autorité ont également un devoir très clair, celui d'exercer l'amour et de pourvoir aux besoins de ceux qui dépendent d'eux.

En tout état de cause, le principe fondamental reste en vigueur selon lequel la légitimation divine de l'exercice de l'autorité est accordée aux supérieurs hiérarchiques et non aux subordonnés.

Les détenteurs de l'autorité sont les institutions, appuis de l'ordre social biblique.


Le concept d'autorité de la démocratie


Contrairement à la Bible, l'ordre démocratique affirme que le peuple, et non Dieu, délègue l'autorité aux organes de l'Etat.

Dieu ne joue aucun rôle dans le système démocratique.

Le parlement est l'assemblée de ceux qui ont été élus par le peuple, afin qu'ils présentent sous forme de lois les intérêts du peuple.

C'est au gouvernement d'appliquer ces lois et aux tribunaux de contrôler si l'application garantit les intérêts du peuple en conformité avec la loi.


Autrement dit : dans ce système, l'autorité vient par principe "d'en bas".

Dans un cas extrême, ce n'est pas ce que disent les détenteurs de l'autorité qui l'emportera, mais ce que dit le peuple (= les subordonnés).

Lorsque le sujet du système démocratique avança au centre des discussions en Europe et aux Etats-Unis vers la fin du 18ème siècle et à partir du milieu du 19ème siècle, ce fut bien le fait que l'autorité provenait d'en bas qui suscita les avertissements de la part de quelques esprits critiques.

Ils faisaient remarquer que la légitimation d'en bas pouvait conduire à une "position de force de la populace" que les organes politiques seraient impuissants à endiguer. Ils rappelaient aussi les cas où une société démocratique décadente avait versé dans la dictature (plusieurs figures de dictateurs dans la démocratie grecque à partir  du 5ème siècle avant J.-C. jusqu'à Alexandre le Grand à la fin du 4ème siècle avant J.-C. ; la Rome antique du 1er siècle avant J.-C. ; l'évolution en France depuis le début de la Révolution jusqu'à la dictature militaire de Napoléon Bonaparte).


Comme le modèle biblique, le modèle démocratique connaît aussi quelques institutions d'importance majeure :

- Nous avons déjà évoqué le fait que le peuple est l'instance déterminante pour donner forme à l'autorité de l'Etat.

- L'idée du contrat social : Du contrat social ou Principes du droit politique fut l'une des oeuvres majeures du philosophe français Jean-Jacques Rousseau.

Parue en 1762, elle exerça une influence décisive sur l'évolution politique dans la France de la fin du 18ème siècle (La Révolution débuta en 1789).

Une des thèses fondamentales de l'oeuvre dit que les membres d'une société conviennent ensemble, au moyen d'un contrat, d'un ordre valable pour tous.

La "volonté commune" comme fondement de la société est absolue et infaillible (!). - La concrétisation actuelle de cette idée se voit dans le "Traité de Lisbonne", un traité politique conclu entre les peuples de 27 pays membres de l'UE.

- Les libertés fondamentales : Au cours de l'histoire du droit se sont développés certains droits de libertés individuelles, au titre de "libertés fondamentales", dont peut se prévaloir le citoyen dans ses rapports avec l'Etat, comme par exemple la liberté de religion et de conscience, la liberté d'expression et d'opinion, la liberté d'association.

Les libertés fondamentales sont des domaines juridiques du citoyen dans lesquels l'Etat ne peut pas intervenir sans motif.

S'il le fait sans un fondement juridique suffisant, il peut faire l'objet d'une plainte de la part du citoyen.


L'institution des libertés fondamentales s'est développée au cours des temps modernes, notamment depuis la fin du 16ème siècle.

Aux 16ème, 17ème et 18ème siècles, plusieurs monarques européens établirent dans leurs pays la forme politique de l'absolutisme.

Cela signifiait que les citoyens étaient livrés à leurs rois sans la moindre protection juridique et qu'ils devaient accepter sans la moindre possibilité de se défendre toute intervention de l'Etat.

Le représentant classique de cette vision de l'Etat est le roi français Louis XIV, qui, dans sa suffisance, pouvait dire : "L'Etat, c'est moi".

Pour parer aux abus qui allaient de pair avec une telle conception de l'Etat, on établit les droits fondamentaux ou libertés fondamentales pour protéger les citoyens.


Depuis ces temps, la compréhension de ces libertés fondamentales a subi quelques changements profonds.

Les libertés fondamentales sont devenues pour ainsi dire une zone taboue de l'individu face à l'Etat.

En ce qui concerne ces droits inaliénables, l'individu peut agir face à l'Etat non en tant que subordonné mais en tant qu'ayant droit.

Il en résulte que le détenteur moderne d'un droit fondamental développe une attitude bien différente de celle manifestée par un détenteur de l'autorité dans le sens biblique.

D'après la Bible, le détenteur d'une autorité reçoit ses pleins pouvoirs en ayant conscience qu'"un jour, je devrai rendre compte à Dieu de ce qu'Il m'a confié, si j'ai toujours agi en obéissant par amour pour Dieu et pour mon prochain".

Dans la conception biblique de l'autorité, les subordonnés sont soumis au devoir d'obéissance.

Le détenteur des droits fondamentaux modernes, par contre, ne connaît pas cette obligation de rendre compte, il ne raisonne qu'en termes de droits opposables. Cela aboutit à un façonnage bien différent de la personnalité.


Nous constatons que, concernant l'autorité, le concept biblique diverge totalement du concept démocratique.

Pour le premier, l'autorité découle d'en haut et on se pose la question de Dieu, pour le second elle vient d'en bas et Dieu n'y joue aucun rôle.

On devrait croire que l'opposition entre les deux est telle qu'un mélange des deux n'est pas possible.

L'évolution historique des derniers 250 ans prouve cependant le contraire, et cela est à peine croyable.


Pendant de longs siècles, en Europe, la conception de l'autorité était principalement marquée par la pensée que "l'autorité vient d'en haut".

Penser que Dieu Lui-même était l'origine de l'autorité n'avait rien d'exceptionnel pour les hommes du Moyen Age, fortement marqués par le fait religieux. Beaucoup de souverains médiévaux, comme les Carolingiens, légitimaient leur souveraineté par la grâce d'en haut.

Cette pensée prévalut jusque dans les temps modernes.


Nous avons déjà évoqué l'influence qu'exerçaient les conceptions démocratiques en Europe et aux Etats-Unis à partir de la fin du 18ème siècle et encore davantage à partir du milieu du 19ème siècle.

En 1776 les Etats-Unis étaient créés et dotés d'une constitution démocratique ; suivit en 1848 la création de la Suisse moderne en tant que Fédération basée sur une législation démocratique. La France devint une république en 1870 et d'autres pays suivirent plus tard ou limitèrent le pouvoir de leurs monarques en apportant des corrections démocratiques.

La course victorieuse de la démocratie se poursuivit au 20ème siècle pour atteindre également le Tiers Monde.


Les créations d'Etats du 19ème siècle se distinguent aussi par le réveil spirituel qui saisit à partir de 1820 de nombreux pays européens et qui allait durer plusieurs décennies.

Une des conséquences en est le grand respect et l'attention portée par les pères fondateurs de ces pays aux valeurs bibliques au cours de l'élaboration des lois.

Le respect de Dieu et de Sa Parole était encore tellement grand que l'on reconnaissait la bénédiction liée au respect de la Parole.

On conçut les lois en s'appuyant sur la Parole, et les détenteurs bibliques de l'autorité pouvaient exercer une influence reconnue dans les instances étatiques. Autrement dit : Bien que les institutions politiques reçoivent leur autorité d'en bas, l'influence spirituelle en ces temps-là était tellement forte que l'ordre politique et légal était considéré comme ayant été institué et réglé d'en haut. Par conséquent, l'obéissance à l'autorité était considérée comme un devoir absolu du subordonné. Les effets de cette conception de l'autorité furent sensibles jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.


C'est au moment de l'arrivée du national-socialisme en Allemagne, dit "le troisième Reich", que l'on commença à tourner le dos à cette façon de concevoir l'autorité. Hitler et ses acolytes allaient exploiter de façon criminelle et sans scrupules l'obéissance à l'autorité établie.

Il en résulta qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale et en raison du déclin du christianisme qui l'accompagnait dans les pays européens, des millions de personnes développèrent une méfiance instinctive et tenace vis-à-vis de tout représentant de l'autorité.


Les doctrines de Marx, Hegel et Freud assirent cette méfiance sur des bases intellectuelles et élaborèrent le système de la "Théorie Critique".

La pensée et les valeurs de ces philosophes ont profondément marqué la pensée européenne des soixantes dernières années.

Le mouvement féministe, l'éducation anti-autoritaire, la résistance au pouvoir de l'Etat comme expression politique légitime, le mouvement des 68ards, tous ces mouvements qui ont traversé la société plongeaient leurs racines dans la "foi en la critique".

A partir des années 80, ce courant intellectuel, centré sur l'homme et sans référence à Dieu, s'est vu soutenu par la pensée "New Age", qui y introduisit encore un volet occulte ("Tout homme porte en lui Dieu dès sa naissance sous forme d'une étincelle divine").

Cette influence idéologique mena en l'espace de quelques décennies au renversement des cinq piliers de l'autorité que nomme le Nouveau Testament pour la société, et ce à tous les niveaux de la société.

Ce qui avait été considéré jusqu'alors comme le soutien de la société allait devenir la cible des critiques. Que ce soit dans les médias ou les salles de classe, dans les étages de la direction ou dans les ateliers d'usines, partout et sans cesse on partait en campagne contre une structure sociétale qui était empreinte de valeurs chrétiennes. La régression massive d'un sain respect et d'un sens des responsabilités chez chaque individu ainsi qu'une perte de force morale n'en étaient que la conséquence logique.

Aujourd'hui, les cinq détenteurs de l'autorité que nous avons mentionnés plus haut ne sont plus que le pâle reflet de ce qu'ils étaient il y a moins d'un siècle.


Mais les conséquences de cette manipulation idéologique de la pensée européenne n'allaient pas s'arrêter là : les institutions démocratiques issues du contrat social et des droits fondamentaux allaient connaître des dimensions tout à fait nouvelles.

- Contrat social : Les manifestations de masse allaient fortement influer sur l'élaboration de la volonté dans la société.

Dans la conscience de la société et dans celle des détenteurs de l'autorité s'installa le dogme suivant : "Ce que des centaines de milliers de personnes réclament dans la rue ne peut pas être faux !".


- Les libertés fondamentales : A l'origine considérées comme un rempart contre le pouvoir arbitraire de l'Etat, l'homme moderne a fait évoluer le sens de ces libertés fondamentales, disant aujourd'hui : "J'ai mes droits, et dans ce domaine, personne n'a rien à me dire !".


En joignant ces deux "principes" de l'ère post-chrétienne aus possibilités de manipulation que permettent les médias modernes comme le cinéma, la télévision, l'Internet, supports musicaux et journaux, on peut se faire une idée des immenses forces qui agissent dans le coeur de l'homme moderne et qui sont majoritairement orientées contre Dieu.


Celui qui pense être à l'abri de ces courants néfastes par le seul fait qu'il est chrétien et qu'il connaît les enseignements de la Bible, se trompe lui-même.

Notre génération chrétienne vit à une époque que l'on peut qualifier de l'"ère de Laodicée" (Lisez Apocalypse 3 : 14-22).

En ce qui concerne notre vie pratique, nous sommes certainement bien plus influencés par toutes ces évolutions que nous voulons bien le croire.

La génération de nos parents et grands-parents avait peut-être moins de connaissances que nous dans le domaine de la foi, mais si, Bible en main, ils nous interrogeaient sur notre façon de comprendre l'obéissance simple à la Parole de Dieu, nous serions en peine de nous expliquer sur notre attitude dans plusieurs domaines de la vie pratique.

Combien de chrétiens pensent avoir certains "droits fondamentaux" face aux responsables d'assemblée et réagissent avec agacement, lorsqu'on met le doigt sur certaines choses et que l'on ose même les exhorter.


Ces forces idéologiques dont nous venons de parler se font également concrètement sentir dans la politique de chaque jour.

Regardons d'un peu plus près les mouvements sociaux qui sont partis au nom de la démocratie et qui ont changé la face du monde :

- Mai 1968 : La jeunesse en révolte a non seulement mis en état de choc la société bourgeoise, mais beaucoup de leurs leaders ont effectivement réussi la "longue marche à travers les institutions" comme ils l'avaient annoncé et occupent aujourd'hui des postes influents, notamment dans l'éducation, mais aussi dans la grande politique.

- La chute du Rideau de fer en 1989-1990 : La fin de la répartition de l'Europe en deux blocs a été enclenchée par des flux massifs de réfugiés et des manifestations de dimension incontrôlable.

- La "Révolution orange" en Ukraine entre novembre 2004 et janvier 2005 : Après des élections truquées en cette fin d'automne 2004, des milliers de citoyens ukrainiens mécontents ont manifesté jusqu'à ce que les élections soient renouvelées et que le candidat d'opposition, Victor Iouchtchenko, soit nommé nouveau président.

- La Tunisie, l'Egypte, le Bahreïn, le Maroc, la Syrie, le Yémen... :

Les bouleversements intervenus dans la société ou encore en cours dans ces pays islamiques ont tous été déclenchés par des manifestations du peuple qui ne voulait pas subir plus longtemps l'oppression par le pouvoir.


Deux choses inquiètent dans cette chronologie :

- On remarque tout d'abord que la distance temporelle entre ces grands événements se raccourcit. L'esprit moderne de la démocratie a conduit à une agitation grandissante de la société.

- Deuxièmement, tous ces mouvements ont cherché à atteindre les objectifs politiques qu'ils s'étaient fixés en contournant la voie légale offerte par les Etats. Il suffisait d'une importante masse de personnes mécontentes (souvent avec raison) pour menacer l'équilibre des institutions ératiques.

Les masses de population qui manifestaient étaient souvent influencées par des facteurs irrationnels, si bien que cela débouchait sur des violences.


Les événements actuels en Grèce nous livrent une belle leçon de choses sur les possibilités de manipulation dans ce contexte idéologique.

Au nom du "contrat de société" (l'Union Européenne), un Etat indépendant démocratique est privé de sa souveraineté.

La dépendance financière de la Grèce de l'UE est déjà telle que le parlement grec ne peut qu'acquiescer d'un hochement de tête aux propositions de rigueur de Bruxelles. Un "Non" aurait signifié la banqueroute de la Grèce.

La population grecque - qui, aux termes des règles démocratiques, est la mandatrice du gouvernement national - ne peut qu'assister, impuissante, à la mise sous tutelle de son pays.

Des manifestations et des émeutes en sont la conséquence pas tellement surprenante. Et tout cela se passe en Grèce, berceau de la démocratie.


Le démantèlement de fait de l'Etat indépendant grec n'est que le début du même processus au niveau international.

Le temps approche, où dix délégués en charge de compétences à portée mondiale remettront unanimement le pouvoir qui leur a été confié à un seul homme brillant au charisme extraordinaire et aux performances impressionnantes pour que les problèmes de l'humanité trouvent enfin une solution (Lisez Apocalypse 17 : 12-13).

Cela ouvrira le dernier bout du chemin que l'humanité déchue a choisi au nom de la "liberté" et de la "démocratie".


En arrivant à la conclusion de cet aperçu historique, nous constatons que les fondements de la société ont été complètement retournés en deux siècles et demi. C'est notamment depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale que le concept de l'autorité "d'en haut", empreint de valeurs chrétiennes, a été remplacé par le concept démocratique de l'autorité "d'en bas".

Les détenteurs actuels de l'autorité se trouvent en bas ; les valeurs qui sont présentées comme désirables à la grande foule viennent aussi en règle générale d'en bas. Les détenteurs de l'autorité d'en haut ne disposent, suite à l'érosion des valeurs chrétiennes, que de peu de force pour s'imposer.

S'ils se prononcent très clairement en faveur des valeurs chrétiennes, ils sont en butte aux attaques des médias et des politiques.

Un renversement de la tendance n'est pas en vue.

Il serait vraiment naïf de croire que l'organisation démocratique de nombreux Etats présente une protection efficace contre la séduction qui interviendra au temps de la fin.

Celui qui juge l'évolution spirituelle de l'Occident et notamment de l'Europe d'un regard réaliste, ne peut s'y attendre.

 


Oswald Valenti

21:47 Écrit par Oswald Valenti dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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