23/04/2017

RETOUR A LA CROIX

   TOUT EST ACCOMPLI !

 

Oui, nous devrions nous accrocher à Christ et à Sa croix et ne pas compter sur notre propre justice, notre propre intelligence ou notre croissance dans la sanctification.

 

Tous nos péchés nous ont été pardonnés !

 

Tout est en Christ et la croix est notre ancre.

 

C'est cela que nous devons retenir.

 

Si le Christ crucifié et ressuscité est au centre de notre vie, nous sommes du bon côté.

Le seul moyen qui nous rend juste devant Dieu est la foi en Jésus-Christ.

C'est pourquoi l'apôtre Paul dit : "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2 : 2), car nous sommes uniquement "gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ" (Romains 3 : 24).

 

En règle générale tout chrétien croyant est d'accord de dire que nous ne sommes pas justifiés en raison de ce que nous aurions fait.

Vous direz donc peut-être que vous en êtes conscient depuis longtemps.

Mais il y a encore quelque chose que nous devrions prendre en considération et que nous oublions souvent : nous ne sommes pas déclarés justes en fonction du degré de sanctification que nous aurions atteint.

Autrement dit : Nous ne serons pas déclarés justes en fonction de ce que Jésus fait dans nos coeurs.

 

Le Saint-Esprit agit en nous en tant que preuve et gage de notre salut, mais ce n'est pas cela qui nous ouvre le ciel.

Certains chrétiens ont tendance à croire qu'ils iront au ciel sur la base de ce que Jésus fait dans leur coeur. Ce n'est pas vrai !

Cette situation fait surgir des interrogations et des doutes comme : Est-ce que j'en fait assez ? Est-ce que je prie assez ? Est-ce que je vis suffisamment par le Saint-Esprit ? Est-ce que je donne assez d'amour ? Est-ce que j'ai assez de haine à l'encontre du péché ? Ai-je en tout la bonne conviction théologique ?

Autrement dit : Est-ce que Jésus-Christ a déjà fait assez dans mon coeur pour que je puisse aller au ciel ? Est-ce que mon coeur a été suffisamment changé afin que je sois réellement au ciel ?

 

L'un des brigands crucifiés à côté du Seigneur Jésus-Christ fut reçu au paradis parce qu'il crut. Il n'avait plus le temps de laisser agir Christ ou le Saint-Esprit dans son coeur. Il n'avait plus le temps d'approfondir son amour pour les autres, de faire une liste de prière, de lire davantage la Bible, d'arriver à l'heure à l'église, de s'approprier les bons enseignements ou de contribuer financièrement à la propagation de l'Evangile. L'entrée au paradis lui fut assurée sur la base de sa foi.

 

Combien misérables sont souvent nos efforts humains.

L'auto-flagellation est-elle un moyen approprié pour s'approcher de Dieu ? Non, c'est la foi seule en la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ qui nous sauve, pas nos propres efforts, l'observation de règles et de lois ni la prière ou le jeûne.

 

C'est la foi qui se fie à ce que Dieu s'est fait homme en Jésus-Christ ; la foi qui s'appuie sur le fait que Jésus à la croix de Golgotha a pris sur Lui notre faute et qu'Il est mort à notre place en punition pour le péché.

Nous sommes donc justifiés en raison de ce qui a été fait pour nous en dehors de nous.

Nous allons au ciel en raison de ce que Jésus-Christ a fait.

Nous n'allons pas au ciel en raison de ce que nous faisons, nous.

Et nous n'allons donc pas non plus au ciel en raison de ce que Christ fait dans nos coeurs.

 

Nous allons au ciel, parce que tout a déjà été fait pour nous.

 

Aux yeux de Dieu, notre vieille nature est déjà morte ; aux yeux de Dieu, nous ne sommes plus des pécheurs ; aux yeux de Dieu, nous sommes déjà ressuscités pour une vie nouvelle ; aux yeux de Dieu, nous sommes déjà justes et saints - indépendamment du fait que nous ayons passé une bonne ou une mauvaise journée.

Et tout cela par la seule grâce, par la seule foi en Jésus-Christ !

 

Au moment où le moine catholique et érudit Martin Luther prit conscience de ce fait, sa vie changea de fond en comble.

Alors débuta ce que nous connaissons aujourd'hui sous le vocable de "Réforme".

A partir du moment où Martin Luther comprit ce que l'apôtre Paul explique dans l'Epître aux Romains, il fut un autre homme.

Le poids de son péché était enlevé.

Et cela importait tellement à cet homme qu'il était prêt à s'élever contre le pape, le concile, les princes et l'empereur et, si besoin il y avait, contre le monde entier.

Il avait franchi les portes du paradis et il ne s'en laisserait sortir par aucun humain, ni aucune religion...

 

Quoi qu'il puisse vous arriver au cours de votre vie, accrochez-vous à l'oeuvre de Jésus-Christ accomplie une foi pour toutes et revenez toujours à nouveau à la croix.

 

Ne vous laissez pas arracher au paradis et confessez avec moi :

"En raison de ma méchanceté innée et de ma faiblesse, j'ai été jusqu'à présent dans l'impossibilité de satisfaire aux exigences de Dieu. Si je ne puis croire que Dieu me pardonne en raison de Christ ce manquement que j'ai pleuré quotidiennement, c'en est fait de moi. Il ne me reste qu'à désespérer. Mais je ne le fais pas. Me pendre à un arbre comme le fit Judas, je ne le fais pas. Je me pends au cou de Jésus-Christ ou je me jette à ses pieds comme le fit la pécheresse. Même si je suis pire qu'elle, je me tiens à mon Seigneur. Il dira alors à notre Père qui est au ciel : "Ce qui est accroché à moi doit passer aussi. D'accord, il n'a rien respecté et il a transgressé toutes tes lois. Mais Père, il s'est accroché à Moi. Je le veux ! Je suis mort pour lui. Laisse le passer avec Moi". Voilà ce que sera ma foi"

 

Oswald Valenti

 

Réjouissez vous, chrétiens bien-aimés, sautons et dansons de joie, chantons, confiants, tous ensemble avec amour ce que Dieu a accompli pour nous.

Il a payé bien chèrement ce bienfait si doux.

Martin Luther (1523)

 

 

11:00 Écrit par Oswald Valenti dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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