03/03/2018

JAN HUS

500 ans de la réforme 

 

Un martyr historique et témoin de la

foi pour notre époque 

 

 

Jan Hus est mort sur le bûcher à Constance environ 100 ans avant la prédication publique de Martin Luther. Hus était considéré comme un pré-réformateur et jouissait d'une grande estime auprès de Luther. Son martyre nous rappelle ce qu'il peut en coûter à un chrétien d'être fidèle à tout prix à son Seigneur et de le suivre-et ce sont souvent ceux qui disent le suivre qui amènent la souffrance et la persécution dans la vie des enfants de Dieu fidèles.

 

Jan Hus est né en 1369 dans le village de Husinec en Bohême, lequel se trouve encore aujourd'hui en Tchéquie.

Hus était d'origine très modeste, ce qui rendait d'autant plus remarquable le fait qu'il fréquentait l'école latine de la ville voisine de Prachatitz.

 

En 1390, Hus entamait à l'âge de 20 ans des études à Prague.

Jan Hus voulait devenir prêtre, même si ses convictions et ses motivations étaient différentes de celles qu'il avait développées ultérieurement lors de son évolution spirituelle et de ce changement de mentalité qui l'accompagne.

Plus tard Hus a reconnu: "Lorsque je n'étais encore qu'un écolier, j'aspirais à devenir rapidement prêtre pour pouvoir vivre dans un bon logement et m'habiller avec de beaux vêtements, et aussi pour avoir l'estime des gens. Mais après avoir compris les Ecritures, je me suis rendu compte à quel point ce désir était mauvais".

 

A cette époque, les écrits d'un anglais sont arrivés jusqu'à Prague et se sont propagés dans le milieu étudiant. Cet anglais était déjà mort lorsque Hus avait à peu près 14 ans. Son nom était John Wyclif.

 

Wyclif (1330-1384) avait osé, en sa qualité de professeur à Oxford, mettre l'Eglise sous l'éclairage de la Bible et observer dans quelle mesure elle se conformait à la "loi du Christ".

Pour lui, les Saintes Ecritures représentaient la charte de la sainte Mère Eglise. Une de ses déclarations décrit sa conviction profonde: "Et même s'il y avait des centaines de papes et si tous les moines mendiants devenaient des cardinaux, on ne pourrait pas pour autant les approuver dans les questions de foi à moins qu'ils ne se conforment aux Saintes Ecritures".

 

Pour John Wyclif, la véritable Eglise n'était pas une institution, mais la communauté de ceux qui étaient choisis pour le salut, qui obéissaient à la loi de Christ.

Jan Hus a exprimé des idées très similaires.

Tout comme les écrits de Wyclif, qui étaient vivement discutés parmi les étudiants de Prague et que Jan Hus aussi a étudiés avec zèle, l'étude de la Bible en elle-même a profondément transformé cet habitant de Bohême. Ses yeux se sont ouverts à l'Evangile et par conséquent à l'obéissance aux Saintes Ecritures.

 

En l'an 1400 Jan Hus a été ordonné prêtre, et en 1401 il a été nommé doyen de la faculté de philosophie.

Deux ans après son ordination à la prêtrise, il a été appelé à prêcher dans la chapelle de Bethléem à Prague, qui pouvait contenir jusqu'à trois mille auditeurs, mais elle était bien plus sobre que de nombreuses autres églises.

Elle était soutenue par une fondation qui visait à promouvoir l'utilisation du tchèque au lieu du latin pour les prédications destinées au peuple.

Hus avait le don de faire passer le message de la Bible de façon simple et compréhensible pour le peuple, ce qui a sensiblement fait augmenter le fréquentation de la population praguoise.

 

L'archevêque, tout comme le roi Wenzel, étaient d'abord bien disposés à son égard, car même le roi écoutait les prédications du pré-réformateur, et c'est avant tout son épouse, Sophie Euphemiade Bavière, reine de Bavière, qui était sous la bonne influence de Hus.

Il devint son confesseur et dans ses lettres écrites ultérieurement lors de sa captivité à Constance, il a encouragé la reine à rester fermme dans la foi.

 

Pour Jan Hus, Jésus-Christ était le seul et unique chef de l'Eglise.

C'est pourquoi il n'a pas hésité à qualifier d'antéchrist les papes avec leur prétention au pouvoir, exactement comme allait le faire Luther une centaine d'années après lui.

Hus tenait environ 200 prédications par an dans la chapelle de Bethléem à Prague !

Vu qu'il dénonçait également les errances de l'Eglise tout comme les abus de pouvoir ainsi que les dérives morales et la corruption des ecclésiastiques, le clergé s'est de plus en plus opposé à lui.

En outre, une partie de l'université de Prague a considéré de façon accrue les écrits de Wyclif comme une menace.

Suite à cela, l'université rejette en 1409 les 45 thèses de Wyclif en les qualifiant d'hérésie et les condamne.

L'archevêque qui était à l'origine bien disposé à son égard, commençait aussi à se distancier de Hus.

En l'an 1411 les écrits de Wyclif ont fini par être brulés publiquement à Prague. Il s'agissait également de viser Jan Hus.

 

En 1409 Alexandre V fut élu nouveau pape et il devint le troisième pape en fonction (à cette époque il y avait un pape élu à Avignon, tout comme un autre à Rome, lesquels s'étaient excommuniés réciproquement; et ce troisième pape était sorti de la lignée des antipapes de Pise).

L'archevêque avec l'ensemble des religieux de Prague, changèrent de camp et prononcèrent l'interdiction de prêcher envers Hus.

L'archevêque porta aussi plainte contre Hus et entraîna l'excommunication de Hus par Alexandre V.

Se basant sur la Bible, Hus ne pouvait évidemment pas se taire, ce qui lui valut d'être frappé d'anathème.

Entretemps, le plus jeune fils de l'empereur Charles, Sigismond, était devenu roi romain germanique.

Trois ans plus tard, le roi Sigismond convoqua le concile de Constance pour lutter contre le schisme de l'Eglise, divisée entre trois papes.

 

Hus fut frappé de la grande excommunication, tout comme chaque personne qui l'hébergeait ou qui lui donnait des vivres.

Le pape devait savoir que ces mesures n'allaient pas être suffisantes.

C'est pourquoi il infligea en plus une sanction ecclésiastique contre Prague. Cet "interdit" eut pour effet que le roi Vencesias demanda à Hus de quitter Prague pour un temps.

Jan Hus était prêt à le faire, mais il ne voulait pas tout bonnement prendre la fuite. C'est pourquoi il s'est d'abord concerté avec les membres de l'église de la chapelle de Bethléem, lesquels étaient d'accord parce qu'ils craignaient pour sa vie.

 

Jan Hus était ainsi devenu un hors-la-loi qui avait perdu toute protection terrestre. Il ne pouvait plus faire appel contre la décision de la grande excommunication, car ses précédentes objections avaient été rejetées.

Après avoir quitté Prague pour la campagne, Hus fut tourmenté à l'idée de s'être ainsi plié à la volonté du roi.

C'est ainsi qu'il a commencé à proclamer la Parole de Dieu parmi les habitants ruraux malgré l'interdiction de prêcher.

Les religieux qui lui étaient favorables ont mis les églises à sa disposition afin qu'il puisse prêcher.

De cette façon son influence s'est étendue dans la contrée de Bohême et il arriva exactement le contraire de ce que les opposants avaient eu l'intention de faire en prononçant son exil de la ville.

A cette époque de nombreux écrits ont vu le jour, dont une interprétation de la profession de foi, des dix commandements et du Notre Père. Elle dit entre autres: "C'est pourquoi, chrétien fidèle, recherche la vérité, écoute la vérité, apprends la vérité, aime la vérité, dis la vérité, garde la vérité, défends la vérité jusqu'à la mort; car la vérité te libérera du péché, du diable, de la mort de l'âme et pour finir de la mort éternelle, qui est la séparation éternelle de la miséricorde de Dieu et de toute sainte joie, cette joie qui est dispensée à toute personne qui croit en Dieu et en Jésus, qui est véritablement Dieu et véritablement homme".

 

Entretemps, en raison de considérations politiques, le roi Sigismond s'est intéressé à la Bohême, qui appartenait à son frère Vencesias.

Comme le pouvoir et la guerre sont étroitement liés, Sigismond a demandé à Hus de se rendre au concile de Constance déjà programmé.

Hus allait pouvoir s'y exprimer et faire négocier son cas.

En échange, Sigismond promit de lui accorder un sauf-conduit aussi bien pour l'aller que pour le retour, ainsi que pour son séjour à Constance.

Après avoir longuement réfléchi et pesé le pour et le contre, Hus a fini par accepter le sauf-conduit royal afin de témoigner de sa foi devant le concile. Il espérait fortement que le clergé de l'Eglise allait aussi commencer à se poser les bonnes questions.

 

Vu que le roi Sigismond avait accordé à Jan Hus un sauf-conduit, on avait placé aux côtés de l'habitant de Bohême, entre autres, les deux chevaliers Jean de Chium et Vencesias de Duba pour sa protection.

Tous deux prenaient leur mission très au sérieux et sont même devenus des fervents défenseurs de sa cause.

Jean de Chium en particulier se mit à défendre les enseignements de Hus déjà durant son voyage à Constance.

Une profonde amitié s'établit entre Hus et ses "gardes du corps".

Environ 50 personnes faisaient partie du voyage.

Ils ont rejoint la ville le 3 novembre 1414.

En s'approchant de la ville, ils ont été rejoints par de plus en plus de curieux. On rapporte que lors de leur arrivée à Constance, il s'était formé un véritable attroupement.

 

Dans un premier temps, Hus vivait dans la maison d'une veuve.

Au sauf-conduit du roi Sigismond s'était ajouté celui du pape, mais dès le jour de son arrivée, Hus découvrit lles affiches publiques qui encourageaient le peuple à s'acharner contre lui et le renier.

 

Hus se préparait également par écrit à la défense publique de sa cause et de la vérité. Mais en cachette, l'on ourdissait un complot contre lui.

Le 28 novembre 1414, une délégation de dignitaires écclésiastiques et de seigneurs séculiers, dont le maire de Constance, se présentaient devant le quartier résidentiel de Hus pour l'inviter à discuter avec eux.

Jean de Chium a dû immédiatement flairer le danger.

L'evêque de Trient a essayé de dissiper les doutes et ne parlait plus que d'une entrevue paisible avec Hus.

Jean de Chium a fini par céder face à cette hypocrisie et à la bonne volonté de Hus.

 

C'est ainsi que Hus a suivi ses visiteurs jusqu'à l'endroit où devait avoir lieu cette entrevue.

Ce faisant, Jean de Chium ne le quitta pas d'une semelle.

Malgré les protestations, Hus a été arrêté.

 

Après avoir été emprisonné pendant une semaine sous surveillance dans la cathédrale de Constance, il fut emmené dans le cachot d'un couvent dominicain sur les rives du lac de Constance.

La cellule de Hus se trouvait directement à côté d'un cloaque.

Jean de Chium faisait secrètement tout son possible pour obtenir sa libération.

A la fin de l'année, le roi Sigismond arriva également à Constance.

Tous les espoirs de Jan Hus reposaient sur lui, vu que le roi lui avait donné sa parole d'honneur.

Bien que Sigismond ait d'abord été en colère contre cette arrestation, il a tout de même laissé l'affaire suivre son cours.

Pour lui aussi l'enjeu était de taille.

Un comité écclésiastique chargé de la mise en accusation de l'hérétique Hus s'était réuni déjà avant l'arrivée du roi.

On ne voulait dans un premier temps même pas entendre Jan Hus publiquement, mais on a directement rendu publiques des accusations contre lui. Les déclarations du pré-réformateur ont été sorties de leur contexte et en partie déformées.

Jan Hus a également réagi par écrit à ce sujet.

 

Les rudes conditions de détention ont rendu Hus gravement malade.

Il souffrait de coliques douloureuses et de violents vomissements.

Le tout était accompagné de fièvre et de maux de tête.

Afin qu'il ne meure pas, on lui a accordé un certain aménagement de peine. Hus s'était aussi attiré les sympathies de ses gardes.

Alors qu'il était gravement malade, ceux-ci lui ont même prodigué des soins.

Le 24 mars 1415, Hus a été transféré dans la tour ouest du château fort de Gottlieben.

Il a ensuite passé les dernières semaines de sa vie comme prisonnier dans le couvent franciscain.

Lorsqu'il tomba si gravement malade, il a écrit depuis son cachot: "Ce n'est que maintenant que j'apprends à comprendre le psalmiste, à prier de façon juste, à méditer sur l'ignominie endurée par Christ et les souffrances des martyrs(...) Car Esaïe déclare: L'adversité donne la connaissance.- Et plus loin: Celui qui n'a pas été éprouvé, que sait-il ?".

 

L'objectif des cardinaux était que Hus se rétracte.

Ils poursuivaient cet objectif en appliquant la célèbre tactique consistant à "manier la carotte et le bâton".

On essayait d'une part de faire plier Hus en le plaçant dans cet horrible cachot et en proférant des menaces.

D'autre part on lui faisait des propositions et on l'appâtait.

Mais Jan Hus resta ferme?

Malgré sa grande faiblesse, il ne voulait pas seulement se défendre par écrit, mais il a aussi tout essayé pour qu'on lui accorde une audition publique.

Pour finir, au mois de juin 1415, il a été invité à trois reprises devant le concile, mais il n'a jamais été question d'une véritable audition.

Les grands seigneurs voulaient uniquement amener Hus à reconnaître les motifs de son accusation et le pousser à se rétracter.

 

Malgré cela, lors de la première audience, Hus a été capable de réfuter certains chefs d'accusation contre lui.

Reste à mentionner que le concile avait déjà condamné les enseignements de Wyclif un mois auparavant et avait dénoncé l'anglais comme étant un hérétique.

Comme Wyclif était à l'époque déjà dans l'éternité depuis trente ans, le concile ne pouvait plus lui faire de mal.

En dépit de cela, on a décidé à Constance de déterrer ses ossements et de les brûler.

 

Jan Hus a fermement gardé ses convictions qui lui ont été données par la lecture de la Bible et a aussi soutenu les écrits de Wyclif.

L'habitant de Bohême était disposé à ce que le concile lui démontre sur fondement de la Bible qu'il était dans l'erreur, mais évidemment rien de tout cela ne s'est produit.

 

Après la deuxième audition, il devint évident que le roi Sigismond avait non seulement rompu sa promesse de lui accorder un sauf-conduit, mais qu'il était devenu lui-même un adversaire de Hus.

Le roi a préféré sauvegarder les intérêts inhérents à son pouvoir ainsi que sa réputation devant le clergé plutôt que de maintenir son engagement.

Ses lettres laissent transparaître à quel point Hus est resté ferme malgré l'adversité.

 

La lecture du déroulement de l'audition nous fait immédiatement penser à Christ lui-même et aux faux témoins qui ont parlé contre lui durant le procès. Au cours de sa condamnation on a même inventé un mensonge selon lequel Hus se prenait pour la quatrième personne divine.

Une délégation s'est rendue chez Hus la veille de son exécution pour l'inciter de nouveau à se rétracter.

 

Vu que personne ne pouvait le contre-dire sur la base des Saintes Ecritures, Hus a continué à défendre la vérité.

Le 6 juillet 1415, le concile s'est alors réuni à 6 heures du matin pour condamner Hus.

Le roi Sigismond, qui avait accordé un sauf-conduit à Hus, était aussi de la partie. Après la lecture du verdict de culpabilité, Hus a lu à haute voix:

"Seigneur Jésus-Christ ! Je t'en supplie, par ta grande miséricorde, pardonne à tous mes ennemis. Et tu sais qu'ils m'ont accusé injustement, qu'ils ont fait comparaître des faux témoins et inventé des articles factices contre moi. Pardonne-leur au nom de ta miséricorde incommesurable".

 

Dans le cadre d'une messe au milieu de la cathédrale de Constance, on a d'abord habillé Hus avec une chasuble et on lui a fait porter le calice.

On lui a ensuite arraché la chasuble morceau par morceau et rasé sa coupe de prêtre, la tonsure.

Pour finir on lui a mis un chappeau de papier sur la tête sur lequel étaient dessinés des têtes de diable.

Au milieu des jurons et des insultes, Hus s'est confié à son Seigneur et Sauveur Jésus-Christ et a prié à haute voix que Dieu ne lui retire pas la coupe du salut.

Joachim Dachsel relate: "On criait vers lui:Nous remettons maintenant ton âme au diable. Il répondit: Mais moi je la remets à Christ, mon Seigneur".

 

Le roi Sigismond a remis Jan Hus au comte palatin Ludwig pour procéder à l'exécution de la peine de mort.

Le chemin qui menait Hus au bûcher était bordé de nombreux spectateurs.

Pierre de Mladoniowitz, un ami fidèle et compagnon de foi de Hus, a décrit les derniers instants du martyr: "Lorsque le titulaire d'une maîtrise universitaire arriva sur les lieux de l'exécution, il fléchit les genoux, et les bras étendus et les yeux levés au ciel, il pria avec ferveur, citant des versets de psaumes et en particulier, "Seigneur, aie pitié de moi" et "Mon Dieu, en Toi je me confie".

Pendant qu'il répétait le verset: "Entre Tes mains, Seigneur", les siens qui étaient présents entendaient comme il priait joyeusement, le regard serein...

Certains laïques qui assistaient à la scène disaient: "Nous ne savons pas ce qu'il a fait ou dit par le passé. Mais maintenant nous voyons et nous entendons qu'il prie et parle avec des saintes paroles".

On voulut alors le présenter à tour de rôle aux personnes qui étaient attroupées tout autour.

Il les exhorta et les pria sans cesse de ne pas croire qu'il avait approuvé, prêché ou enseigné les articles qui lui avaient été attribués par les faux témoins.

 

Hus a finalement été attaché à un pieu planté sur le bûcher que l'on avait préparé.

On l'a une fois de plus invité à se rétracter mais il est resté ferme.

Lorsque l'on a allumé le bûcher, Hus a prié: "Christ, Toi le Fils du Dieu vivant, aie pitié de moi".

Le vent a soufflé la fumée dans le visage de ce témoin ferme dans sa foi.

Ainsi Hus était vraisemblablement déjà mort et auprès de son Seigneur avant que son corps ne se consume.

Sa dépouille a été brûlée jusqu'à la cendre, laquelle fut ensuite répandue dans le Rhin.

Il fallait entièrement effacer son souvenir.

 

Jan Hus soutenait la vérité et l'autorité intemporelle de la Parole de Dieu à une époque où l'on ne voulait pas l'entendre.

Même si les circonstances extérieures sont différentes, nous vivons aussi à une époque très similaire du point de vue spirituel.

L'exemple de cet homme devrait être pour nous une exhortation à nous engager à soutenir Christ et Sa Parole quoi qu'il arrive, même si le prix à payer est élevé.

 

Oswald Valenti

 

 

 

 

22:25 Écrit par Oswald Valenti dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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