16/03/2018

La grande rébellion a-t-elle déjà commencé ?

 

La grande apostasie a-t-elle déjà commencé ?

 

 

Depuis toujours des prédicateurs ont annoncé l'approche de l'Apocalypse et dénoncé la perversion de la société.

Qu'est-ce qui est différent aujourd'hui ?

 

 

A plusieurs reprises la Bible parle d'abandon et d'apostasie.

Ce mot signifie rébellion et exprime que l'on se détourne volontairement de la foi que l'on a eue.

 

Quand il était question d'abandon en Israël, cela signifiait que le peuple s'était détourné de la Parole de Dieu, de sa volonté et de sa présence.

Avec cet abandon allait de pair l'idolâtrie ainsi qu'une vie immorale, une injustice sociale et un égoïsme entraînant tôt ou tard le jugement de Dieu.

 

Plus nous avançons vers les temps de la fin et l'apparition de l'antichrist, plus la rébellion augmentera.

Or, pour qu'il puisse y avoir abandon ou rébellion, il faut qu'il y ait eu d'abord quelque chose que les hommes peuvent abandonner et qui a été déterminant pour leur vie.

En recherchant dans notre monde occidental ce qui a pu exercer une forte influence sur une importante partie de la société, on ne peut pas ne pas parler du christianisme.

Le christianisme dans sa globalité comprend bien plus que les croyants attachés à Jésus seul, il comprend aussi tous ceux qui culturellement parlant se réclament du christianisme sans pour autant croire dans leurs coeurs.

L'occident entier a été influencé par la Bible, ainsi que de nombreuses autres régions du monde.

En témoignent l'histoire, la littérature, les lois, les coutumes, l'éducation, les valeurs et traditions, l'art et bien d'autres domaines encore... sans oublier la césure chronologique en avant et après Jésus-Christ.

 

Aujourd'hui, l'on constate avec effarement combien de choses ont été perdues au cours des dernières décennies.

Les vacances chrétiennes deviennent un "scandale", un motif à raillerie, à mépris voire à persécution.

D'une manière générale, l'occident entier (Europe, USA, Australie, et des parties d'Asie et d'Afrique) était marqué d'une certaine crainte de Dieu, depuis le moment où il a été christianisé jusque vers le milieu du 20eme siècle.

La législation, la conception des valeurs morales et de ce qui fait la réussite d'une vie portaient l'empreinte des critères de la Parole de Dieu.

Cela ne veut absolument pas dire que tous les gens étaient croyants ou qu'ils respectaient ces critères.

Mais en règle générale, le péché ne passait pas pour une vertu.

 

Cette conception a radicalement changé à partir des années 1960.

La révolution sexuelle et féministe a fait de la débauche et de l'infidélité quelque chose d'enviable, une expression d'une prétendue authenticité et d'un amour véritable.

Le rejet conscient de la pensée chrétienne se répand alors comme une traînée de poudre: d'une part de plus en plus de chrétiens de nom, dans la quête d'un sens à leur vie, se tournent vers des religions orientales et démoniaques et d'autre part la théorie de l'évolution gagne de plus en plus en considération jusqu'à obtenir le statut d'un dogme religieux.

Le déclin de la pensée morale produit des conséquences majeures pour la vie morale de beaucoup.

La consommation de stupéfiants devient incontrôlable.

Un satanisme affiché est jugé "cool" (grâce à l'argumentation fallacieuse: "On ne croit pas vraiment aux démons").

Toutes ces choses ont perverti, comme jamais auparavant, le christianisme officiel.

 

C'est le règne du "Moi".

Et lorsque le Moi règne en maître, il n'y a de place pour personne d'autre.

Cela se voit de nos jours de diverses manières.

Tout tourne autour de ma propre personne, de "mon identité", il faut que "je me trouve".

"Je pense", "je suis d'avis que", "je veux" a plus de valeur que la volonté de Dieu.

Chez les personnes qui n'ont d'amour que pour leur propre personne il n'y a pas de temps pour Dieu et Ses intérêts.

Dieu recevra tout juste ce qui reste une fois que le "Moi" a trouvé sa satisfaction.

Une preuve toute profane de cette évolution est la représentation du "Moi" sur Internet.

Nous sommes devenus une société du "selfie", où le "Moi" paraît toujours en première ligne.

Cet amour de notre "Moi" s'exprime également au travers de l'amour surdimensionné que nous vouons à notre corps.

Si aujourd'hui quelqu'un ne se sent pas à l'aise dans son corps, il le couvre "au mieux" de tatouages, passe par la chirurgie esthétique ou, "au pire" change de sexe.

 

Celui qui s'aime soi-même cherche à obtenir plus d'argent pour satisfaire ses désirs propres.

Celui qui est entiché de sa propre personne amasse de l'argent et des biens et il ne reste rien ou peu pour les autres.

Ces personnes ne se rendent pas compte à quel point leur amour de l'argent égoïste impacte tous les domaines de la vie - personnels, familiaux et sociétaux.

 

Malheureusement c'est un piège dans lequel tombent aussi beaucoup de chrétiens.

Ils ne vivent que pour les choses matérielles et donnent au Seigneur juste ce qui reste.

Ils passent leurs vacances aux quatre coins du monde, mais ils n'ont aucune pensée pour la mission dans le monde.

Ils dépensent sans compter pour eux-mêmes, mais l'oeuvre du Seigneur ne peut pas avancer faute de moyens.

 

Celui qui cherche à satisfaire d'abord son propre "Moi" et qui a beaucoup d'argent s'en vantera tout naturellement.

Les gens amoureux de leur propre personne et amis de l'argent font étalage de leurs biens, que ce soit la nouvelle voiture, le portable dernier cri, les  habits de grand prix, les vacances paradisiaques ou encore le travail réalisé ou la dernière promotion obtenue.

Et s'il s'avère qu'il est difficile de tenir la compétition avec les autres, on s'endette afin de pouvoir faire aussi bonne figure qu'eux.

 

Les fanfarons égoïstes et amis de l'argent des derniers jours sont arrogants.

Ils essaient de s'élever au-dessus des autres.

L'humilité, une des valeurs les plus importantes du christianisme, ils la méprisent et la considèrent comme une faiblesse.

Malheureusement, les chrétiens sont aussi éblouis par les titres, l'estime et la reconnaissance de la part des hommes et la haute idée qu'ils se font d'eux-mêmes.

Il reste peu de place pour l'humilité !

 

De nos jours, tout le monde peut dire n'importe quoi sur Jésus, Dieu, la Bible et les chrétiens.

Le christianisme est la religion qui dénigre le plus la foi dans ses propres rangs !

Aux yeux des autres religions, Christ reste toujours un grand enseignant ou prophète, mais malheureusement c'est par les chrétiens qu'il subit le plus de blasphèmes.

Les cultes se transforment en spectacles, les prédicateurs refusent de parler de la justice de Dieu, du péché, de la croix, du sang de Jésus ou de la confession des péchés.

Les attaques les plus dangereuses ne viennent pas du dehors, mais du dedans, des rangs des adeptes de la théologie libérale qui remettent en question tout ce qui est surnaturel, s'ils ne le renient pas tout simplement - y compris la résurrection de Jésus.

Ils continuent de s'appeler chrétiens tout en reniant les principes fondamentaux du christianisme.

 

Une éducation antiautoritaire est dans l'air du temps.

Mais si les enfants n'apprennent pas à obéir à leurs parents - qui est le premier commandement assorti d'une promesse -, ils n'obéiront pas non plus à Dieu ni à une autre autorité quelle qu'elle soit.

 

Si quelqu'un ne respecte pas ses parents, il n'aura pas de gratitude à leur égard.

Ce principe est valable pour tous les cas où quelqu'un nous fait du bien et que nous ne l'estimons pas à sa juste valeur - il en va de même des dons de Dieu.

Dans les églises, on trouve souvent beaucoup de critiques mais peu de gratitude.

L'ingrat n'a pas besoin de Dieu.

Un ado, à qui les Gédéon ont proposé un Nouveau Testament a rétorqué: "Pas besoin. j'ai tout c'qui me faut".

Une vie sans Dieu n'est pas seulement une vie loin de Dieu ; c'est une vie contre Dieu.

On jette par-dessus bord les lois qui défendaient jadis des valeurs chrétiennes et on légalise des mariages entre gens du même sexe, l'avortement ou l'euthanasie.

 

Les inconciliables trouvent toujours un sujet de dispute mais jamais le chemin de la réconciliation.

On le constate dans les couples, mais également dans la société à travers les grandes manifestations accompagnées de violences et dans le durcissement des clivages droite / gauche du monde politique.

Les programmes d'informations et de divertissements abondent d'hostilités et de problèmes sans solution.

 

Nous entendons souvent que nous vivons à l'époque de la post-vérité.

Il ne semble plus important que les médias disent la vérité !

L'important c'est que cela marche avec ma façon de voir les choses, avec "ma vérité".

C'est ce qui ressort notamment de nos jours des combats de tranchées politiques.

 

L'être intempérant vit selon ses impulsions.

Ce qui conduit à des passions débridées et l'immoralité, telle que nous la voyons aujourd'hui.

Tout est permis, les médias et la législation en font la promotion.

La maîtrise de soi, c'est ce qui provoque la critique et la moquerie.

La conséquence en est que nous ne voyons plus guère de familles saines.

On ne vit plus que pour soi-même.

Les divorces qui, quelques années en arrière, passaient pour des catastrophes, sont à l'ordre du jour.

Ou bien, on vit simplement en couple, et quand ça ne marche plus, on se sépare.

 

Les infidèles sont prêts à trahir le mari ou l'épouse, l'ami, la famille ou celui qui leur a porté secours, en les quittant ou en les traitant de façon injuste.

Lors des cérémonies de mariage, la promesse "Jusqu'à ce que la mort vous sépare" est souvent laissée de côté, si elle n'est pas prononcée sur le ton de la plaisanterie.

Combien de promesses faites au quotidien ne sont pas honorées ?

Qui s'attend encore vraiment à ce que les politiques respectent toutes les promesses faites pendant une campagne électorale ?

La fidélité envers la Parole de Dieu a aussi du plomb dans l'aile ou est jugée par beaucoup juste digne de figurer dans un musée.

C'est pourquoi les chrétiens authentiques connaissent de plus en plus des difficultés.

L'Evangile et le christianisme authentique se trouveront toujours plus en butte aux attaques.

 

Prendre plaisir, se faire plaisir, est pour beaucoup ce qui compte le plus.

On fait ce qui nous plaît, ce qui nous amuse ou ce dont on a envie.

Et on laisse tomber tout le reste.

Cette pensée s'est répandue aussi parmi les chrétiens.

Si on ne se sent pas motivé, on ne lit pas la Bible, on ne prie pas, on ne va pas à l'église, on ne sert pas le Seigneur.

Nos désirs passent même par-dessus des ordres clairs de la Bible.

Si nous n'avons pas envie, nous nous sentons en droit de désobéir à Dieu.

La plus importante industrie du moment est celle du divertissement et le chrétien lui permet aussi de lui ravir son temps précieux.

Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous réjouir de ce qui est beau.

Mais il ne faut pas qu'il y ait conflit entre notre plaisir et Dieu, Sa parole, notre service et nos priorités.

 

Combien sont-ils aujourd'hui à se nommer chrétiens sans vivre selon Sa volonté ?

Combien sont-ils à afficher une vie religieuse sans avoir intérieurement une véritable relation avec Lui ?

De ce fait, ils s'ouvrent à toutes sortes d'influences obscures.

 

La punition retombe sur ceux qui abandonnent la foi.

Ils seront les proies de leurs propres passions et courront après toute nouveauté sans jamais être vraiment satisfaits.

Quand Dieu examinera leur vie ou leur doctrine, elle sera jugée inutile !

 

Nous ne devons pas nous étonner de voir notre société de plus en plus malade, spirituellement et psychiquement.

Tout ceci provoquera le jugement de Dieu.

Il est tout proche.

 

Si ces caractéristiques sont manifestes dans une société se disant chrétienne et si elles s'infiltrent également dans les églises, nous avons là d'une part un signe qui nous dit que la venue du Seigneur est vraiment proche - ce qui est pour nous un sujet de joie et une consolation - et qui d'autre part nous sert de sérieuse mise en garde.

Car si nous décelons de telles caractéristiques dans nos vies, il est grand temps pour nous de se repentir et de nous tourner à nouveau vers le Seigneur.

 

Avez-vous autour de vous quelqu'un qui est un modèle par son témoignage, sa famille, son service ?

Imitez-le !

Seuls les fidèles ont le courage de nager contre le courant.

Ils sont peu nombreux, mais ils existent.

Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection.

 

Il faut que nous soyons renouvelés dans nos pensées, que nous les dirigions en fonction de la Parole de Dieu et il ne faut pas que nous nous laissions remplir par les principes de ce monde.

 

A quoi consacrons-nous notre temps libre, le gaspillons-nous ?

Telles seront nos pensées, tels seront nos actes.

Si nos pensées sont remplies des choses de ce monde, nous agirons comme le monde agit.

Mais si nos pensées sont remplies de Christ, de Sa Parole et de Sa présence, nous agirons comme Christ et nous serons de plus en plus semblables à Lui.

 

Au lieu de gaspiller notre temps, d'investir dans le monde ou d'ouvrir nos oreilles à sa séduction, servons le Seigneur avec fidélité à l'endroit où Il nous a placés, accomplissant les oeuvres qu'il a préparées d'avance pour nous.

En faisant ainsi, nous n'aurons ni de temps ni de moyens à gaspiller dans ces jours qui sont "mauvais"

 

(Lire Ephésiens 5 : 15 à 17) ci-dessous:

 

15 Prenez donc garde de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages; 16 rachetez le temps, car les jours sont mauvais. 17 C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur.…

 

Oswald Valenti

 

 

21:15 Écrit par Oswald Valenti dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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